Les vies secrètes du vieux Paris

Avec ces Vies secrètes du vieux Paris s'ouvrent les portes d'un monde émouvant. Celui du Paris populaire d'il y a quelque cent cinquante ans.
À deux pas des salons à la mode, des restaurants huppés et des cafés littéraires, grouillait ce petit monde de la rue, celui des Parisiens modestes qui œuvraient avec une énergie obstinée à leur survie.
On les suit jusqu'aux barrières de Paris où s'étendaient les paysages désolés des bords de la Bièvre, des fortifs, des carrières d'Amérique ou encore des cités de chiffonniers.

Ils sont aussi bien saltimbanques, cabaretiers, camelots, éleveur d'escargots, professeur de cris, montreur de lièvre, réveilleuses, chasseurs de chauves-souris, fabricants de chapelure ou d'asticots. Et encore prostituées ou mauvais garçons, tous marginaux magnifiques.

Ils ont pour nom : La mère Cloporte, Cunégonde Grimard, Marie la Malice, Poil aux Pattes, Tampon, l'Anguille, La Colique…

Ecrivains et journalistes de l'époque, Georges Duhamel, Edmond et Jules de Goncourt, Victor Hugo, Joris-Karl Huysmans, Gérard de Nerval, Alexandre Privat d'Anglemont, Jules Vallès et bien d'autres ont su transcrire avec une précision d'ethnographe les mœurs et les coutumes d'un monde insolite dont ils pressentaient la disparition.

Et c'est le photographe Henry Godefroy, précurseur d'un Doisneau, qui, du Second Empire à la veille de la Grande Guerre, collaborateur inspiré de L'Illustration et de la Commission du Vieux Paris, est l'observateur sentimental de cette vie parisienne.


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